Inconfort articulaire, raideur, manque de souplesse : mes solutions naturelles

Par Carole GIRARD

Saviez-vous qu’à partir de l’âge de 25 à 30 ans, votre corps perd environ 1% de son collagène chaque année ? Cette diminution progressive de la production de collagène peut entraîner un inconfort articulaire (raideur, manque de souplesse, douleur articulaire) et d’autres signes de vieillissement (comme la difficulté de « se déplier » le matin au réveil), si vos apports alimentaires ne sont pas suffisants.

En outre, la sédentarité, les gestes répétitifs, le port de charges lourdes ou une pratique physique inadaptée peuvent participer à la dégradation de la santé de vos articulations et à l’inflammation chronique. Cela peut même conduire à une forme d’invalidité et une dégradation de la qualité de vie, comme dans le syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) qui regroupe différents types d’anomalies du tissu conjonctif ou de synthèse du collagène.

Comment prévenir l’effet de l’âge sur notre organisme ainsi que diminuer les troubles liés aux pathologies du tissu conjonctif, prévenir les douleurs ou solutionner un trouble articulaire ?

A quoi sert le collagène ?

Le collagène est une protéine fibreuse qui, en se mêlant à d’autres composants, forme principalement les :

  • Tissus conjonctifs des articulations, cartilage, os,
  • Ongles, peau et cheveux,
  • Tendons : faisceaux ou bandes de fibres solides, lisses qui relient les muscles aux os, afin de transférer la force du muscle à l’os afin de permettre le mouvement de l’articulation,
  • Muscles : tissu formé de fibres douées de contraction permettant de produire un mouvement, participer à la thermorégulation ou encore à la respiration et la digestion,
  • Ligaments : bande de tissu conjonctif fibreux très solide qui relie un os à un autre dans une articulation, afin de rendre les articulations plus stables (ex : ligaments croisés du genou).

Le collagène confère lui au cartilage – tissu conjonctif souple – sa résistance et sa souplesse, évitant ainsi les inflammations et douleurs de tous types qui arrivent la plupart du temps avec l’âge, le manque d’exercice physique, les troubles musculosquelettiques et dans les cas de carence. En effet, un déficit en collagène peut conduire à l’apparition d’une épicondylite, de l’arthrite, des douleurs musculaires, ligamentaires ou tendineuses, ou encore d’entorses à répétition.

Généralement lors d’une consultation en Ostéo énergétique méthode Poyet, je me rends rapidement compte si la douleur est purement mécanique et / ou fonctionnelle. Si la manipulation douce permet de soulager immédiatement l’inconfort, l’invalidité ou la douleur, je recommande parfois de consommer davantage d’aliments sources de collagène pour prévenir la récidive.

En effet, des études scientifiques ont démontré qu’un apport quotidien de 10 grammes de collagène assimilable hydrolysé contribuait à préserver et à maintenir nos muscles, nos tissus articulaires (cartilages, ligaments, tendons) et nos tissus conjonctifs en bonne santé.

En Médecine traditionnelle chinoise, le collagène est généralement utilisé pour soigner les troubles articulaires, en sus d’une séance d’acupuncture. En effet, les méridiens et les points d’acupuncture sont comme une représentation du réseau formé par le tissu conjonctif. Par son action ciblée, l’acupuncture aide à détendre / retendre le tissu conjonctif lésé et stimule les fibroblastes.

Conséquences d’une carence en collagène sur le corps

Conseil de naturopathe : si vous constatez que vous avez :

  • Pris un « coup de vieux« ,
  • Des nouvelles rides,
  • Une peau qui présente une perte d’élasticité et de fermeté,
  • Un teint plus terne qu’avant,
  • Du mal à vous déplier le matin au réveil,
  • Une sécheresse oculaire inhabituelle,
  • Entorse et trauma divers, élongation, claquage musculaire,
  • etc.

Envisagez d’augmenter votre consommation de collagène d’origine naturelle (liste d’aliments ci-dessous), mais aussi d’adapter votre activité physique régulière et adaptée, car celle-ci permet de stimuler la production de collagène de manière endogène. Pensez également à réduire votre exposition au stress et aux tensions nerveuses !

Pourquoi est-il utile de se complémenter en collagène périodiquement ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, près de 1,7 milliards de personnes dans le monde seraient atteintes de troubles ostéoarticulaires et musculaires (douleurs articulaires, ostéoporose, sarcopénie) dues en partie ou en totalité à une carence en collagène.

Etant donné que le collagène présent dans notre corps nous assure la cohésion, l’élasticité et la régénération de tous nos tissus, on comprend facilement son utilité pour rester dynamique, souple et tonique.

Dans quels aliments trouve-t-on naturellement du collagène ?

La composition du collagène est assurée par plusieurs acides aminés : proline, glycine et hydroxyproline. On retrouve ces AA ainsi que des stimulants de la production de collagène principalement dans les produits suivants :

  • La viande maigre (poulet, porc, dinde),
  • Le bouillon d’os à moelle notamment,
  • Le poisson (saumon, morue, thon, sardine, maquereau),
  • Les œufs,
  • Les produits laitiers,
  • Algue spiruline,
  • Les légumes verts (choux de Bruxelles, chou, champignon, carotte, courge musquée, patate douce, oignon, tomate, poivron, avocat),
  • Fruit baie (fraise, myrtille, mûre, framboise),
  • Agrumes (citron, orange, pamplemousse),
  • Ail,
  • Aliments fermentés (yaourt, kéfir, vinaigre de cidre de pomme, choucroute),
  • La gélatine,
  • Herbes et épices : curcuma, gingembre, clou de girofle, cannelle, romarin, persil, thym, origan.

Conseil de naturopathe : Recette de bouillon d’os pas cher !
Acheter chez votre boucher de la viande à os (ex : bœuf, mouton, poulet fermier, os à moelle) ou chez votre poissonnier du poisson et crustacés (ex : aile de raie, crevettes, langouste). Mettez le reste de vos os ou arrêtes dans une casserole avec 3 L d’eau, sel, légumes et les épices de votre choix. Porter à ébullition à semi couvert, puis laisser mijoter à feu doux au moins 8 heures en vérifiant régulièrement le niveau de l’eau. Retirer du feu, verser à travers une grande passoire pour ne conserver que le bouillon, que vous pouvez boire immédiatement (et jusqu’à 5 jours au réfrigérateur) ou ajouter à une soupe, une sauce blanche, une jardinière de légumes.
Dans le cadre du régime de longévité en pleine santé et capacités physiques, je recommande la consommation régulière de jus de bouillon d’os.

A savoir !
L’alimentation ayant perdue de ses qualités nutritionnelles, et la biodisponibilité du collagène dépendant de facteurs associés, il devient de plus en plus difficile de synthétiser naturellement du collagène. De plus la transformation par notre corps de nutriment en collagène est parfois déficiente ou de mauvaise qualité, d’où l’importance de faire un bilan avec votre naturopathe micro nutritionniste afin de savoir s’il est utile de vous complémenter ou de changer votre alimentation.

Causes les plus fréquentes d’un déficit en collagène

Nous savons que la production de collagène diminue de manière accélérée chez certaines personnes du fait de :

  • L’âge (moindre synthétisation),
  • Mode de vie inadapté voir surconsommation du collagène (ex : sportif de haut niveau, sédentarité),
  • Alimentation déséquilibrée, surconsommation de friture ou de mauvais gras, carence alimentaire,
  • Végétarien, végétalien, végan,
  • Exposition trop importante au soleil qui est source de radicaux libres (stress oxydatif) et d’UV (dégradation des fibres de collagène), ce qui est différent de l’exposition à la chaleur,
  • Tabagisme.

Ces facteurs peuvent accélérer la diminution du collagène dans le corps. Cela peut varier d’une personne à l’autre en fonction de divers facteurs génétiques et environnementaux.

Comment peut-on se complémenter en collagène ?

Sachez que pour assurer la formation normale du collagène, celui-ci doit être associé notamment à de la Vitamine C : il s’agit d’un cofacteur indispensable. Ensuite, plusieurs oligoéléments comme le manganèse sont incontournables pour la synthétisation. Enfin, de la même manière que la Vitamine D doit être prise avec de la Vitamine A pour être correctement absorbée, le collagène nécessite également certains cofacteurs pour que le corps puisse l’utiliser (par exemple le Zinc).

Privilégiez sur les conseils de votre Naturopathe micro nutritionniste un collagène à absorption rapide et ayant une biodisponibilité optimale, si vous optez pour un complément alimentaire. A défaut, vous risquez de jeter votre argent par la fenêtre !

Enfin, sachez qu’en cas de carence, il sera très long voire très difficile de refaire son stock de collagène uniquement grâce à l’alimentation, surtout si la déficience de production endogène est la conséquence d’un métabolisme altéré, d’une pathologie ou d’un déficit génétique.

Que peut-on utiliser en phytothérapie ?

En périodes inflammatoires et aigues, l’association de plantes (à visée phytothérapique) peut être bénéfique dans certaines proportions (ex : Boswellia) de même que l’ajout de chondroïtine et de silice. Parfois, il faudra l’associer à une détox lorsque l’on soupçonne un facteur xénobiotique.

Ne pas oublier que le macérat de prêle ainsi que les Bourgeons de cassis sont utilisés depuis des millénaires en pharmacopée pour favoriser l’établissement de pontages entre les fibres de collagène, renforçant ainsi leur solidité et leur stabilité grâce à la procyanidine.

Enfin, un automassage à base d’huiles essentielles de Gaulthérie Odorante, Eucalyptus Citronné, Lavandin Super et Laurier Noble apporte généralement du réconfort en quelques minutes. Pour ma part au cabinet, j’utiliser souvent du Baume du Tigre ou un baume à base de camphre et menthe poivrée ou une huile de massage à base d’Ylang Ylang (et d’huile essentielle d’eucalyptus, menthe, romarin, girofle, muscade, gingembre, thym…).

Mon conseil naturo pour la récupération des sportifs (course à pied, marathon, Ironman, etc.) :
Massez vous en préparation ou en récupération d’un effort, dans les zones douloureuses avec une base d’huile de soja ou d’amande et :
– 25 gouttes d’HE de Gaulthérie Odorante
– 40 gouttes d’HE d’Eucalyptus Citronné
– et 3 cuillères à soupe de macérât huileux d’Arnica.
Vous verrez les résultats sont spectaculaires !

Si vous trouvez toutes ces explications pertinentes dans votre cas et souhaitez un conseil personnalisé, n’hésitez pas à m’en parler lors d’un prochain RDV.

réserver maintenant

Sources et études sur le collagène :

Comprendre la déchirure musculaire – Ameli
Supplémentation en peptides de collagène contre la douleur et la fonction : est-ce efficace ? : « la supplémentation en peptides de collagène favorise la récupération, diminue la douleur et améliore la force et la composition corporelle lorsqu’elle est associée à un entraînement en résistance » – Shiloah, Kviatkovsky, Hickner, Ormsbee (2022)
Biomateriaux collagène / gélatine : des phases cristal-liquides aux matériaux hybrides – François Portier – Université Pierre et Marie Curie La Sorbonne
Effets de la supplémentation en collagène hydrolysé sur le vieillissement cutané : une revue systématique et une méta-analyse (19 études ont été sélectionnées, avec un total de 1.125 participants âgés de 20 à 70 ans) – « D’après les résultats, l’ingestion de collagène hydrolysé pendant 90 jours est efficace pour réduire le vieillissement cutané, car elle réduit les rides et améliore l’élasticité et l’hydratation de la peau » – De Miranda, Weimer, Rossi
OMS – 8 février 2021 « Affections ostéo-articulaires et musculaires »
« La gemmothérapie appliquée aux pathologies ostéo-articulaires fréquemment rencontrées à l’officine » pharmaceutique, par Clémentine Dursus – Docteur en pharmacie (2018)