Perturbateurs endocriniens : les identifier dans la vie et mes solutions pour s’en protéger

Sujet de préoccupation majeur en 2026, les perturbateurs endocriniens sont des produits toxiques pour notre corps, mais aussi pour le bébé des femmes enceintes. Suite aux dernières études publiées en France comme à l’étranger sur ce thème de santé publique, nous sommes nombreux à vouloir nous en protéger : mais comment savoir où ils se cachent ?
Largement présents dans notre alimentation et notre mode de vie, ils sont selon l’OMS l’une des substances les plus nocives pour l’organisme. Cachés notamment au cœur de nos emballages, dans les résidus de pesticides ou au fond de nos poêles antiadhésives, les perturbateurs endocriniens agissent dans l’ombre sur notre équilibre le plus précieux : notre système hormonal. Ils agissent comme des imposteurs chimiques qui nous rendent petit à petit malade (dysfonctionnement métabolique, cancers, système reproductif défaillant, etc.).
La prévention avant TOUT !
Sous l’impulsion d’associations, comme Générations Futures, des régions offrent désormais aux femmes enceintes l’ordonnance verte : ceci afin de protéger les bébés dès la période de gestation. S’inscrivant dans une démarche de santé environnementale, il s’agit d’une offre précieuse et gratuite :
- Un panier hebdomadaire de fruits et de légumes BIO, locaux et de saison, offert durant toute la durée de la grossesse,
- Ainsi que des ateliers de sensibilisation gratuits.
Largement présents dans notre cuisine, les perturbateurs endocriniens sont des produits issus de la chimie. Ils sont identifiés comme étant très dangereux : fausses couches, stérilité, infertilité, micropénis, cryptorchidie, puberté précoce, virilisation, cancers, obésité, troubles de la thyroïde, diabète, autisme de l’enfant (TSA), etc.
Quels sont les principaux perturbateurs pour notre santé et celle de nos enfants ?
- Bisphénols (A, S, F) : Présents dans les revêtements intérieurs des conserves alimentaires, des canettes de soda et certains plastiques (ex : emballage des produits traiteurs).
- Phtalates : Utilisés pour assouplir les plastiques (ex : films étirables, emballages industriels des produits alimentaires comme les pâtes, riz, etc.).
- Pesticides : Résidus de pulvérisation contre les nuisibles sur les fruits, légumes et céréales non biologiques (ex : Mancozèbe, Glyphosate).
- PFAS (Composés perfluorés) : On les trouve dans les revêtements antiadhésifs des poêles (Téflon) et les emballages de fast-food résistants aux graisses (non absorbants).
- Alkylphénols : Souvent issus des produits de nettoyage industriel pouvant contaminer la chaîne alimentaire.
- Phytoestrogènes : Naturellement présents dans le soja (d’où la recommandation de limiter la quantité de soja consommé par semaine – yaourt soja, sauce soja, tofu, etc.).
Il en existe encore bien d’autres polluants, pour lesquels des études scientifiques n’ont pas encore permis de les qualifier de dangereux pour la santé. Pour autant, ils sont fortement suspectés d’être nocifs.

Bisphénols, phtalates et pesticides : 10 réflexes indispensables pour une vie 0% perturbateur
Afin d’éviter au maximum la contamination par des perturbateurs endocriniens, voici mes 10 conseils de Naturopathe, qui commencent dans l’assiette :
- Bannir le plastique au micro-ondes (ingestion) : La chaleur favorise la migration des molécules chimiques du contenant vers l’aliment. Ne chauffez jamais un plat dans un contenant en plastique, ni barquette traiteur, ni barquettes de repas pour bébé.
- Privilégier le VIP – Verre, Inox, Porcelaine – (contact par ingestion) : Remplacez vos boîtes de conservation et gourdes en plastique par ces matériaux inertes = pas de transfert dans la nourriture ou les boissons.
- Passer au Bio et au Local (ingestion): Pour réduire l’ingestion de pesticides de synthèse. À défaut, épluchez systématiquement les fruits et légumes non bio. Eliminer les produits cosmétiques contenant des parabènes et silicones.
- Éviter les produits ultra-transformés (ingestion): Plus un aliment subit d’étapes industrielles, plus il est en contact avec des machines et emballages susceptibles de libérer des substances nocives.
- Cuisiner « brut » et frais (ingestion): Préférer les produits frais ou surgelés non cuisinés plutôt que les plats préparés en barquettes plastiques ou conserves. Consommez vos légumes et fruits frais sous 3 jours.
- Renouveler ses ustensiles de cuisine (ingestion): Jetez vos poêles antiadhésives si elles sont rayées et préférez l’inox, la fonte ou la céramique.
- Filtrez votre eau (ingestion): Utilisez une carafe filtrante ou un filtre sur robinet pour réduire les résidus de pesticides et de microplastiques présents dans l’eau du réseau public. Voir à ce sujet mon astuce du moment dans ma vidéo Naturopathie & Bien-être au quotidien.
- Utiliser une gourde, bouilloire, carafe à eau et verre de tables en verre (ingestion) plutôt qu’en plastique.
- Assainir l’air ambiant (contact avec les voies respiratoires) : aérez votre logement ou bureau 10 minutes au moins 1 fois par jour, même en hiver. Passez l’aspirateur (filtre HEPA) tous les 2 à 3 jours afin d’éliminer les particules fines chargées de chimie qui finissent par être inhalées ou ingérées.
- Assainir vos vêtements (contact avec la peau) : laver séparément du reste du linge, les nouveaux habits pouvant contenant des textiles ou colorants irritants.

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Où trouver les 20 principaux perturbateurs endocriniens dans nos maisons ?
- Peinture murale : octylphénol, toluène, retardateurs de flamme bromés (RFBPBDE), formaldéhyde, résine époxy.
- Bougies parfumées, parfums d’ambiance, encens : phtalates, formaldéhyde.
- Canapé bas de gamme : RFB (PBDE), composés perfluorés (PFC).
- Ordinateur, clavier, imprimante : RFB (PBDE).
- Tapis : RFB (PBDE), PFC.
- Parquet contreplaqué : formaldéhyde.
- Literie : RFB (PBDE), PFC, biocides.
- Jouets plastiques : bisphénols, phtalates, RFB, paraffine chlorée à chaîne courte, métaux.
- Vêtements : RFB, phtalates, formaldéhyde, composés perfluorés.
- Contenants plastiques : bisphénols.
- Eau du robinet : pesticides, PCB, PFC.
- Poêle : composés perfluorés (PFC).
- Fruits et légumes non BIO : pesticides.
- Gros poissons gras : PCB, mercure, arsenic, pesticides
- Revêtement PVC : phtalates.
- Bouilloire plastique : bisphénol A.
- Produits ménagers : triclosan, octylphénol, parabens.
- Antipuces : perméthrine.
- Soin et beauté : phtalates (rideau de couche), alkylphénols (parfums et cosmétiques), parabènes (gel douche et shampoing).
- Potager : pesticides.
Quelles sont les conséquences à long terme des perturbateurs endocriniens ?
L’exposition chronique à ces substances, même à très petite dose y compris pour l’embryon, est aujourd’hui liée à une augmentation de pathologies lourdes :
- Troubles de la reproduction : baisse de la qualité du sperme, endométriose
- Maladies métaboliques : obésité et diabète de type 2
- Cancers hormono-dépendants : notamment le cancer du sein et de la prostate
- Troubles neurodéveloppementaux : impact sur le quotient intellectuel ou troubles de l’attention (TDAH), atteinte de la santé mentale
- Augmentation de l’intensité de la douleur (lié à l’effet inflammatoire)
- etc.
Comment se « détoxifier » des perturbateurs endocriniens ?
En Naturopathie comme en micro nutrition il existent différentes plantes, champignons, algues et composés naturels pour éliminer progressivement les perturbateurs endocriniens, via les reins, la peau et le foie. Cela fait partie des approches de détox, comme la détoxification annuelle d’entretien. On peut avoir besoin aussi de compléments alimentaires, à dose optimale pour éviter l’effet rebond (Chlorelle, Klamath, Spiruline, Romarin, Chardon Marie, Radis noir, Pissenlit, Glutathion, Vitamine C et E, Phycocyanine bleue, etc.).
Contrairement à certains métaux lourds (ex : aluminium, téflon) qui restent stockés des décennies dans les tissus adipeux, la plupart des perturbateurs endocriniens (comme les bisphénols ou les phtalates) ont une durée de vie courte dans l’organisme. En revanche, ils circulent vite et se propagent partout y compris dans nos organes. La stratégie n’est donc pas la même !
Tout d’abord, il convient après avoir coupé la source d’alimentation, de soutenir les émonctoires pour éliminer les molécules nocives, notamment via la Médecine Traditionnelle Chinoise (acupuncture, acupression, moxa, pierres chaudes). Cela se fait en fonction du cas, par des crucifères, l’hydratation, des fibres ou encore des jus.
Ensuite, en fonction du poids de la personne, de l’âge, de son état de santé et des troubles constatés, notamment par une analyse biologique des Pfas auprès d’un Laboratoire d’analyses biologiques, un protocole détox personnalisé vous est proposé au cours de votre rendez-vous.
Enfin, je propose systématiquement un bilan de santé vitale dans le cadre de la résolution de ce type de trouble, mais aussi d’identifier avec vous les gestes de votre quotidien délétères à votre santé, qu’il convient de changer, pour vous et vos enfants.
Compléments d’informations :
Limiter les expositions aux perturbateurs endocriniens – ANSES & Santé publique France
Perturbateurs endocriniens : l’exposition au méthylparabène et au bisphénol S pendant la grossesse pourrait être associée à des troubles du comportement chez l’enfant – INSERM
Perturbateurs endocriniens – Exposome : études, réglementation et perspectives – AMELI
Perturbateurs endocriniens et leur impact sur la qualité de vie – PUBMED
